L’opposition française refuse l’appel de Macron au « compromis » pour former le gouvernement

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Macron cherche un moyen de sauver une majorité au pouvoir

Les partis d’opposition français ont semblé rejeter l’appel du président Emmanuel Macron à des « compromis » pour maintenir le pays gouvernable après que son parti n’ait pas obtenu la majorité absolue lors des élections législatives du week-end dernier.

Les principaux groupes parlementaires d’opposition de gauche et de droite ont demandé à Macron de clarifier les compromis qu’il était prêt à faire pour gagner leur soutien.

L’alliance centriste de Macron est arrivée à 44 sièges de la majorité absolue au second tour des élections législatives de dimanche dernier.

Le Rassemblement national (RN) d’extrême droite de Marine Le Pen est désormais le deuxième plus grand parti au parlement, et une large alliance de gauche, qui inclut l’extrême gauche, est de l’autre côté.

Les résultats des élections menacent d’entraver la capacité de Macron à mener à bien les réformes prévues, notamment une ambitieuse réforme des retraites.

Dans un discours prononcé mercredi soir, Macron a exclu un gouvernement d’union nationale et a plutôt parlé de construire des « compromis » sans donner de détails concrets sur ce à quoi cela ressemblerait.

Le parti conservateur Les Républicains (LR), considéré comme l’allié potentiel le plus approprié de Macron pour faire adopter des réformes économiques, a rejeté tout accord de coalition formel.

Le Rassemblement national d’extrême droite se surprend avec des gains record au parlement

Le président LR, le sénateur Bruno Retailleau, a déclaré qu’il n’y avait aucune confiance en Macron et que le parti examinerait les politiques au « cas par cas ».

Pendant ce temps, la députée socialiste Valérie Rabault a déclaré à la radio France Inter: « S’il s’en tient à ses plans et qu’il n’a pas la majorité absolue, il sera responsable de la paralysie de la France. »

Jordan Bardella, le président par intérim du RN, a déclaré qu’il appartenait à Macron de « faire le premier pas » en disant à l’opposition quelles politiques il était prêt à reculer en échange de leur soutien.

Macron a déclaré plus tôt mercredi, après avoir rencontré les dirigeants de l’opposition à l’Elysée les jours précédents, avoir déclaré que l’opposition était prête « à avancer sur des sujets majeurs » tels que le coût de la vie, l’emploi, l’énergie, le climat et la santé.

Ultimatum de 48 heures ?

Dans son allocution de mercredi soir, le président a semblé donner à l’opposition un délai de 48 heures pour clarifier ses positions.

Mais interrogée jeudi sur ce qui semblait être un ultimatum, la porte-parole du gouvernement Olivia Gregoire a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de date limite.

Les négociations pourraient prendre « plusieurs jours, peut-être même plusieurs semaines, mais certainement pas 48 heures », a-t-elle déclaré.

Les pourparlers pourraient commencer dès le retour de Macron d’un sommet européen à Bruxelles jeudi et vendredi.

Il doit être en Allemagne pour un sommet du G7 à partir de dimanche et un sommet de l’OTAN à Madrid à partir de mardi.

(avec fils)

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